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    Et bien ! Cela faisait grand moment que je n'avais pas repris la plume, pour parler des mes dernières séances ciné! Le temps est donc venu de rattraper le retard. Voici donc venir un nouveau type d'article, avec des critiques plus courtes, plus rapides.

 

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PRESUME COUPABLE de Vincent Garenq avec Phillipe Torreton.

Chronique de l'hyper médiatisé bourde judiciaire d'Outrau, Garenq signe, sur un registre pourtant deja exploité (cf l'excellent Omar m'a tuer de Roshdy Zem sorti en juin dernier) un film brut, dense, et revoltant. Revoltant de par l'histoire evidemment :la descente aux enfers d'un homme, d'un innocent... A l'issu de la projection, comment de pas se poser de questions sur le fonctionnement de la justice française?Le film repose evidemment sur l'incroyable prestation de Torreton, excellent de bout en bout, metamorphosé, habité par son rôle. L'ambiance est serré, le spectateur reste gorge noué pendant toute la projection. Pourtant ici, nulle trace de pathos! Le film est un roc brut qui ne peut que prendre le spectaeur à la gorge . Les larmes ne peuvent que couler devant le courage de cet homme! A noter que aucune musique n'est utilisée dans le film! Le realisme est donc hyper accentué, tout est froid comme l'univers carceral qui est depeint finalement. Un très très bon film qui donne des frissons , de part son incroyable intensité, son respect et son realisme. Un césar pour la performance magistrale de Torreton? Si oui, il ne l'aura pas volé. Intense et bouleversant!

 

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Après des episodes 3 et 4 franchement mauvais faute à un scenario et des acteurs indigestes, et donc une franchise qui s'essouflait grandement, voici venir le nouveau né, le cinquième volet de la saga "Destination Finale". Le premier opus, sorti sur les ecrans en 2000 était de très bonne facture et menait tambour battant son rôle de divertissement. Cette cinquieme cuvée (si je puis m'exprimer ainsi), apporte, non pas un souffle de renouveau mais reste de bien meilleure qualité que les pietres suites de la saga. Pourquoi? Et bien d'abord, le film offre une 3D maitrisée, agréable, travaillée et même impressionnate (si si c'est vrai une 3D impressionnante ça existe!. Les mises à mort sont plutot bien trouvées, bien amenées et repoussent les limites de l'effroi et de la surprise. Le film vaut egalement par sa scène d'ouverture (la destruction du pont) phenoménale et impressionante. Du cinéma spectacle- Pop corn de qualité! Et puis, le film reserve un twist final de qualité que jen n'aurais pu imaginé! Parlons du negatif maintenant! Et bien comme à l'acoutumée, on se farcit des acteurs très moyens, digne de telefilms allemands de M6 les longs mercredi après midi pluvieux. La mise en scène reste plutot correct quoi qu'un peu telefilmique à certains moments, sans trop d'originalité malheureusement. Le ryhtme est cependant soutenu. Un film qui vaut par ses effets speciaux dantesque, sa 3D habilement travaillée et les quelques surprises qu'il reserve. Pas mal!

 

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RESTLESS  de Gus Van Sant.

Histoire d'amour hors du commun, teintée d'un parfum de melancholie, de folie douce, Van sant peint un film à la photographie delicieusement automnale. Acteurs d'une finesse, d'un charisme d'une justesse irreprochable, beauté des images, originalité, tout sonne bon dans "Restless". Loin des clichés  du film romantique neuneu, Gus Van Sant signe une oeuvre poétique, douce amère . Certes emouvante mais jamais larmoyante, on suit le parcours amoureux des deux jeunes personnages avec les yeux plein d'espoir. Une belle histoire qui nous rapelle que nous devons cueillir le jour mes amis! Carpe Diem comme disait l'autre! Un veritable plaisir cinématographique.

 

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DRIVE de Nicolas Winding Refn-avec Ryan Gosling et Carrey Mulligan

Pardonner moi l'expression, mais DRIVE s'impose comme un coup de poing dans le geule, une sacrée claque! Ryan Gosling est magnétisant : on ne peut pas pas detacher une seconde son regard de l'ecran tellement il nous absorbe. Parfait dans ce rôle de chevalier cascadeur silencieux, violent, protecteur... Le cure dent lui va comme un gant! Le prix de la mise en scène cannoise n'a pas été volé, je puis vous l'assurer. Winding Refn enchaine les effets de mise en scène, tous aussi incroyables les uns que les autres : silence, ralentis, couleurs. De l'incroyable scène d'ouverture au genrique de fin, DRIVE tient en haleine, surprend et se revèle être un veritable travail cinématographique. Extraordinaire. Et que dire de la bande son eighties pop electro juste à tomber par terre! Bref, vous l'aurez compris, c'est excellent. Un des meilleurs films de l'année assurément!

 

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THE ARTIST de Michel Hazanavicius avec Jean Dujardin et Berenice Bejo

Véritable pied de nez aux blockbusters de notre epoque ou autres delires visuels 3D,  Hazanavicius offre une oeuvre unique originale et passionnante. L'utilisation du noir et blanc et du muet est formidable, la mise en scène excellente marriant effet de style et hommage au cinéma. Ode aux grands films de l'Amerique de la vieille époque, The Artist distille ce parfum tellement agréable de grands mélos d'antan. L'interprétation de Jean Dujardin est remarquable : fringuant, drôle, emouvant. Tout comme celle de Bérénice Béjo : magnifique et talentueuse. La bande originale est totalement en harmonie avec les images. On ressort conquis...

 

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TINTIN :  LE SECRET DE LA LICORNE de Steven Spielberg.

Spielberg a toujours voulu adapter les BD d'Hergé au cinéma, voilà chose faite! Et c'est plutot une reussite! Tout d'abord une reussite visuelle : la motion capture est incroyable et même impresionnante dans certaines scènes. En effet l'animation est  fluide et agéable (bien que le design de la tête du jeune reporter surprend  lors des premières images), même si la 3D n'est toujours pas transcendante à default d'apporter une profondeur plutot agréable sur de nombreux plans... L'ensemble du film reste fidèle à l'oeuvre d'Hergé, quoi qu'un peu americanisée (la poursuite en moto...) ce qui donne à notre Tintin un petit coté Indiana Jones! Les personnages ont toujours le même caractère (et heureusement , on aurait pu froler l'accident diplomatique dans le cas échéant, mais n'oublions tout de même pas que c'est Spielberg qui pilote!: Chapeau plus particulierement au Capitaine Hadock, drôle et fidèle à lui même si je puis dire! (quel plaisir de l'entendre crier "TROGLODYTES!" à tout va! Cependant j'aurais bien voulu entendre un MOULE A GAUFRE moi non?) Les quelques clins d'oeil aux autres albums sont savoureux et habilement ammenés On retrouve evidemment la Spielberg touch : aventure, humour, action. Tout est reunni pour un très bon divertissement. A noter l'excellent generique d'ouverture qui rapelle celui d'"Arrete Moi si tu Peux " sur sa forme. J'ai par contre été quelque peu deçu au niveau des composition de John Williams qui ne m'ont pas plus emporté que ça... En sortant de la salle, je me suis posé la question : et qu'est ce que ça aurait donné avec des acteurs live? Non parce que franchement vous avez reconnu Daniel CRAIG vous? Qu'en pensez vous? On passe finalement un très agréable moment. Spielberg aura reussi son pari ,nous divertir, haut la main!

 

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POLISSE de Maiwenn avec Karin Viard, Marina Fois, Jeremy Elkaimn, Joey Starr

 

Enorme coup de coeur pour ce film. Le prix du jury de Cannes est un film choc, drôle, dur; bouleversant, amusant, accrocheur, bluffant, surprenant, refroidissant. Un très très grand film!

Avec "Polisse" Maiwenn s'attaque à un sujet difficile, mais reussi à le traiter sans fioritures avec realisme et professionalisme. Les situations decrites sont souvent dures (pedophilies, maltraitances, abandon) mais helas et il faut le rappeler réelle. La mise en scène quasi documentaire est d'un realisme brut, parfois choquant. On suit le quotidien de ces policiers, mais aussi leur vie privée souvent difficle à marier avec le boulot. On a la gorge serré devant la dureté des faits qui s'enchainent, devant les temoignages... Mais si on est autant marqué par ces scènes, c'est bien evidemement grâce aux acteurs! Ils sont tous excellents! Marina Fois et Karin Viard en tête, toute les deux epatantes de justesse. Puis vient la surprise Joey Starr, qui parvient à etre emouvant et terriblement sensible. Il est extraordinaire, tout comme le film. Mais Maiwenn, pour "rafraichir" l'ambiance pesante et lourde a reussit à distiller des moment hilarants (la scène du portable ammené a devenir culte je l'espère), a condition de savoir rire au second degré evidemment. Je me demande toujours comment elle peut nous faire pleurer et nous donner un fou rire dans un seul film! Un exploit. Polisse est à mon avis une mine d'or pour les césars! Il les merite en tous cas. Marquant et excellent. Coup de coeur!

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Affiche de 'Habemus Papam'
 
A la sortie de la projection, un amer sentiment de déception en bouche… Je suis sorti un peu déçu, je m’attendais à mieux, à plus finalement. Et puis j’ai réfléchi et je me suis dis « Mince, c’était quand même un très bon film ! » Et bien oui, parfois la première impression n’est pas la bonne ! Finalement je retiendrais une belle leçon de cinéma donné par l’excellent Nanni Moretti et le talentueux Michel Piccoli. Partant d’un postulat original et intéressant : et si le pape refusait de prendre ses fonctions ? Nanni Moretti ne signe finalement pas une critique cinglante du Vatican à laquelle je m’attendais, mais une comédie dramatique tantôt drôle, tantôt émouvante… Nanni Moretti (dont j’avais adoré sa palme d’or «  La Chambre du Fils ») trouve un juste équilibre entre sujet grave et petites doses d’humour et livre un excellent film. Les répliques du psychanalyste  interprété par Moretti sont d’une finesse et frappent toujours justes. On retrouvera de nombreuses scènes cocasses qui décrocheront sans problèmes quelques rires dans la salle, comme le tournoi de volley-ball au Vatican, ou bien celle où Moretti tente la psychanalyse sur le pape.
  Habemus Papam de Nanni Moretti : pourquoi la comédie est-elle sacrée ?
Michel Piccoli, livre quant à lui une interprétation bluffante, pleine de justesse. Car là ou Moretti frappe fort c’est dans le sujet du film. Outres les sourires, il aborde un sujet plutôt grave. Le destin de cet homme, de ce pape, à qui la situation échappe, qui ne sait plus quoi faire. Et vite on se rend compte, que ce pape n’est finalement qu’on homme qui cherche sa liberté et qui refuse de s’enchainer à ce protocole. Piccoli est touchant dans ce rôle (notamment dans son regard et sa voix), jusque dans la très belle scène finale, symbole très fort qui donne toute l’ampleur au personnage. Moretti comme à chaque fois, glisse une petite critique, ici des medias notamment. Un très bon film. A noter une bande originale inspirée et recherchée. Excellents acteurs (Moretti et Piccoli), de l’humour léger et un ton grave pour une comédie dramatique, non pas sur le Vatican mais sur le choix d’un homme. « Habemus Papam » est donc un film très réussi que je vous conseille vivement !
Pour teminer, un petit extrait (ma scène preférée peut être....) qui resume bien le film, à la fois drôle, mais aussi touchant. Avec la superbe bande originale

 
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La guerre est declaree

Valérie Donzelli, que je ne connaissais pas, signe ici un second long métrage totalement maitrisé. « La Guerre est déclarée », où l’histoire du combat d’un couple pour son enfant atteint d’une tumeur… Acclamé à la quinzaine des réalisateurs cette année à Cannes, « La Guerre est déclarée » est une totale réussite et ce sous tous les angles. Emouvante, bouleversante, drôle, Valérie Donzelli marie les sentiments à la perfection dans une comédie dramatique portant pourtant sur un sujet douloureux. La realisatrice ne tombe jamais dans le pathos et signe un film veritable, franc et sincère. Quand on sait que l’histoire qu’elle nous conte est vraie, on ne peut qu’admirer le courage de son couple. Du point de vue cinématographique c’est totalement réussi : quelques trouvailles de mise en scène, une lumière et une image éclatante (le film a été filmé avec un appareil photo Canon) au service d’un scenario touchant.

 La realisatrice n’installe pourtant pas un climat d’angoisse, elle glisse même de véritables moments de comédie, cependant les larmes montent vite… Valérie Donzelli actrice est formidable, tout comme son compagnon Jeremy Elkaim. Tout deux sont bluffant de naturel et de sincérité. La bande originale plutôt ecclésiastique est d’excellente facture (notamment le morceau chanté par les acteurs), et accompagne à la perfection les images léchés du film. Entre doute, moments de peurs, de joies, c’est avec énormément d’émotion que l’on suit le parcours de Romeo et Juliette qui luttent face à un destin souvent cruel… Valérie Donzelli n’en rajoute pas, elle a su trouver le ton juste pour nous raconter son histoire .Elle a su éviter tous les pièges.  Un très grand film, l’un des meilleurs de 2011 à mon sens. Un cinéma français de qualité ! Tellement rare ! Chapeau l’artiste !

 

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Une pantalonnade sans saveur qui s’enfonce dans l’humour pipi-caca et le mauvais gout… Le postulat était plutôt intéressant (une comédie au Moyen Age teinté d’une fièvre épique), le casting alléchant (Natalie Portman et James Franco tout de même !), il n’en reste hélas pas grand-chose… Les gags sont très lourds (du niveau American Pie, c’est vous dire), le côté épique est raté, James Franco et Natalie Portman font le strict minimum et semblent même ridicules (Mais où sont les génialissimes interprètes de 127 hours et Black Swan ?). Certes certains gags feront sourire (le spectateur en aura surement honte d’ailleurs), mais le reste n’est que fioriture sans âme. Reste peut être le personnage de l’écuyer, le plus drôle en tout cas, le seul à sauver 

Le scenario reste d’un navrant classicisme (le prince part sauver sa bien aimé, aidé de son frère qui hait l’aventure…), le film n’offre aucune surprise. Certains passages son drôles involontairement (le mec qui commande le serpent à plusieurs têtes avec des doigts) tellement ils frôlent le ridicule ! Extrêmement déçu ! De même les effets spéciaux sont très souvent médiocres, voir digne d’une série B. Que les hommes se rassurent, ils pourront voir Natalie Portman en string (très classe je vous l’accorde), mais aussi le doux visage de Zooey Deschanel (un peu plus classe, il est vrai !). « Votre Majesté » est donc une comédie ratée, un navet pourrait on même dire. Il est recommandé de passer son chemin, je vous l’assure !

 

 

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J’avais adoré « Dancer In The Dark » avec Bjork, palme d’or à Cannes en 2000 dirigé par le fameux réalisateur à l’ego surdimensionné (cf. ses déclarations aux conférences de presse à Cannes). Von Trier change radicalement de genre avec « Antichrist » : la chute n’en est que plus rude… Déchiré par la critique à Cannes en 2009 « Antichrist » dérange, frappe le spectateur mais l’endort aussi. Von Trier signe ici un film d’allumé, qui n’a finalement que peu de sens… Le film débute par un prologue en noir et blanc, au ralenti qui, il faut se l’avouer en jette pas mal. L’esthétique est forte, travaillée. Puis le film débute, et c’est le drame… Suit un film horrifico dramatique qui part en cacahuète. Pendant 1h00 de film Willem Dafoe et Charlotte Gainsbourg ne font que geindre, faire l’amour. Certes, les deux acteurs sont habités par leur rôle : Mlle Gainsbourg n’aura peut être pas volé son prix d’interprétation, elle est parfaite en femme hystérique. Mais les acteurs semblent en roue libre, jouant devant la camera des élans sexuels vigoureux, et autres pleurs… Que le temps est long, un gros manque de rythme dans la première partie du film… Le découpage du film en chapitres semble ici maladroit, on s’en serait volontiers passé. Les scènes sans sens se succèdent (un renard qui annonce l’apocalypse, des glands qui tombent en masse). Certaines scènes sont stylisées, et donc belles, et ce grâce à une photographie travaillée et à quelques trouvailles de mise en scène. Le reste du temps l’ambiance est glauque, poisseuse…

On ne comprend pas ce qui arrive au personnage féminin qui ne réussit pas à faire le deuil de son fils… Est-ce la folie ? Une possession. Certain prétendent que Lars Von Trier à travers son film donne une vision extrêmement misogyne, ou la femme n’est que créature du diable…  Puis vient le climax du film, avec un festival de scènes gores (castration avec une buche, enfonçage de meule dans le pied, tartouillage d’organes génitaux avec des cisailles rouillées : ragoutant me direz vous ?) tout aussi inutiles les unes que les autres puisqu’elles ne mènent à rien… Le chemin jusqu’au générique de fin est bien long…. Peut être ne suis-je finalement pas assez intelligent pour comprendre l’enjeu du film, son scenario, mais personnellement j’ai été très vite largué, et endormi par d’exaspérantes scènes de sexes ou autre mutilations… Lars Von Trier a déclaré avoir tourné ce film lors de sa période de dépression : et ça se sent. Tout ça ne mène nulle part, les scènes choquantes sont inutiles, le blabla incessant ne clarifie pas la situation… Extrêmement décevant…. Je dirais même inutile. Un film on ne peut plus médiocre. On ne gardera en tête que le prologue, marquant et beau… Sinon…

Par regards
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